Votre liste déborde de bonnes idées ! Impossible d'enregistrer vos favoris

Vous avez atteint la limite de 50 favoris. Pour en ajouter un nouveau, supprimez d'abord un favori existant.

Votre navigateur n'autorise pas l'enregistrement local (navigation privée ou cookies désactivés). Activez le stockage local ou quittez le mode navigation privée, puis réessayez.

Gérer mes favoris

Saisissez au moins 3 caractères pour lancer la recherche.

Aucun résultat trouvé pour ""

Le Nitassinan, un territoire immense et indompté

Sur la Côte-Nord, la nature change constamment de visage. Forêt boréale, immensité du Saint-Laurent, plages de sable, milliers de lacs, rivières, falaises, îles, tourbières et formations géologiques exceptionnelles se côtoient sur un territoire de plus de 185 000 km². Du fjord du Saguenay jusqu’à la frontière du Labrador, chaque secteur révèle un environnement différent à explorer.

Explorer
« Sur la Côte-Nord, la forêt boréale ne pousse pas : elle persiste. Elle s'accroche au roc, s'enracine dans la tourbe, s'étire vers le ciel comme un poème millénaire écrit en plume. [...] Elle ne se visite pas : elle se gagne. »
Charlotte Vuillemin, journaliste
Le Nitassinan, un territoire immense et indompté
L'immensité à l'état brut
Fjord du Saguenay | Renaud Pintiaux

L'immensité à l'état brut

Il suffit souvent de quitter le littoral de quelques kilomètres pour entrer dans la forêt boréale. Épinettes, sapins, bouleaux, tourbières et vastes territoires forestiers occupent une grande partie de l’intérieur de la Côte-Nord. Plus on monte vers le nord, plus le paysage évolue vers la taïga et les milieux subarctiques. À Port-Cartier, par exemple, le Parc de la Taïga permet d’observer facilement une végétation typique de la forêt boréale à quelques minutes seulement du centre-ville.

Cette forêt est traversée par un réseau impressionnant de lacs et de rivières. La région compte des milliers de plans d’eau, auxquels s’ajoutent de grandes rivières comme la Moisie, la Manicouagan, la Romaine ou la rivière aux Rochers. Pour les visiteurs, cette abondance d’eau douce ouvre la porte à une multitude d’expériences : pêche sportive, canot, kayak, baignade, randonnée, camping sauvage ou séjour en chalet et en pourvoirie. 

L’eau façonne aussi certains des paysages les plus spectaculaires de la région. Chutes, rapides et rivières accompagnent fréquemment la route 138, alors que l’intérieur du territoire permet de s’éloigner rapidement des villes et de retrouver une nature beaucoup plus sauvage. C’est cette proximité entre les communautés et l’immensité qui distingue particulièrement la Côte-Nord : on peut déjeuner en ville et, quelques heures plus tard, se retrouver seul au bord d’un lac au cœur de la forêt boréale.

Fleuve, plages et littoral
Plage Monaghan | Sébastien St-Jean

Fleuve, plages et littoral

1 300 kilomètres tournés vers la mer

Le Saint-Laurent accompagne presque constamment le voyage sur la Côte-Nord. Entre Tadoussac et Blanc-Sablon, le littoral s’étire sur environ 1 300 kilomètres et change continuellement de visage : plages de sable, caps rocheux, falaises, battures, bancs de sable, anses, baies, archipels et îles se succèdent. Ici, le fleuve devient progressivement estuaire puis golfe, jusqu’à prendre véritablement des allures de mer.

Et les plages sont beaucoup plus nombreuses qu’on pourrait l’imaginer dans une région nordique. Certaines s’étendent sur plusieurs kilomètres et offrent du sable fin, de vastes battures et des panoramas ouverts sur le Saint-Laurent. Baie-Trinité, Pointe-aux-Outardes, Pointe-Lebel, Port-Cartier, Mingan, Natashquan et plusieurs communautés de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord permettent de découvrir cette facette étonnante du territoire. Marche sur la plage, baignade, kayak de mer, planche à pagaie, voile et kitesurf font partie des activités possibles sur le littoral et les plans d’eau.

À l’ouest, la Côte-Nord commence dans un environnement tout aussi exceptionnel : le fjord du Saguenay rencontre le Saint-Laurent près de Tadoussac. Le fjord est une vallée glaciaire d’environ 100 kilomètres où l’eau douce provenant principalement du lac Saint-Jean circule au-dessus d’une importante masse d’eau salée provenant du Saint-Laurent. Ses falaises et ses grandes profondeurs créent une porte d’entrée spectaculaire sur la région.

Puis, à l’autre extrémité du territoire, la Basse-Côte-Nord révèle une relation encore plus intime avec la mer. Plusieurs communautés ne sont pas reliées entre elles par la route et le bateau fait partie intégrante des déplacements. Au printemps, des icebergs peuvent même dériver dans les eaux du golfe du Saint-Laurent. L’été, kayak, canot, pêche et randonnée permettent d’explorer ces paysages où se rencontrent toundra, îles, mer et villages côtiers.

À vivre : marcher pieds nus sur une plage, partir en kayak de mer, naviguer entre les îles, observer les marées, parcourir la Route des Baleines ou découvrir les villages de la Basse-Côte-Nord par la mer.

Faune, flore et saveurs locales
Ferme Manicouagan | Janie Helen Côté

Faune, flore et saveurs locales

Une nature vivante, jusque dans l’assiette

Sur la Côte-Nord, la nature est partout. Dans le Saint-Laurent, pas moins de 13 espèces de cétacés peuvent être observées, dont le rorqual bleu, le rorqual à bosse, le petit rorqual et le béluga. Trois espèces de phoques fréquentent également ses eaux. Depuis la rive ou en excursion sur le fleuve, gardez les yeux ouverts : une rencontre avec la faune marine n’est jamais bien loin.

Le spectacle se poursuit dans les airs. Oiseaux marins, migrateurs et forestiers fréquentent les îles, les battures, les marais et la forêt boréale. Dans l’archipel de Mingan, des milliers d’oiseaux marins viennent nicher, dont l’emblématique macareux moine. Au Parc Nature de Pointe-aux-Outardes, neuf écosystèmes réunis sur un même territoire permettent de découvrir une étonnante diversité naturelle.

Et la Côte-Nord se découvre aussi par le goût. Bleuets, chicoutai, airelles, camerises, camarines et autres petits fruits nordiques poussent dans différents milieux de la région. À cela s’ajoutent les légumes, pommes de terre et autres productions agricoles cultivés localement, ainsi que les produits issus de la forêt.

De la mer à la forêt, puis de la terre à l’assiette, cette richesse nourrit une gastronomie profondément liée au territoire. Poissons, fruits de mer, petits fruits, plantes boréales et produits agricoles se retrouvent chez les producteurs, dans les marchés, les boutiques gourmandes et les restaurants. Une autre façon de découvrir la région : goûter la Côte-Nord.

À vivre : observer les baleines et les phoques, photographier les oiseaux, découvrir les petits fruits nordiques, rencontrer des producteurs locaux et savourer les produits de la mer et du terroir.

Géologie et paysages
Chute Vauréal | D. Boudreault

Géologie et paysages

Des centaines de millions d’années sous vos pieds

La Côte-Nord est aussi un immense livre de géologie à ciel ouvert. Le territoire permet de passer de très anciennes roches du Bouclier canadien à des formations calcaires, des falaises fossilifères, des paysages glaciaires, des plages de sable et des formations sculptées par l’érosion. Le roc, la glace, l’eau et le temps ont créé des paysages radicalement différents d’une partie de la région à l’autre.

L’un des exemples les plus spectaculaires se trouve dans la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan. Ses couches de calcaire ont plus de 450 millions d’années et renferment de nombreux fossiles provenant d’anciens organismes marins. Après le retrait des glaciers, les vagues, les vents, le gel et le dégel ont progressivement sculpté ce calcaire pour former les célèbres monolithes de Mingan. L’archipel abrite aujourd’hui le plus important ensemble de monolithes de ce type au Canada.

Une excursion en bateau vers les îles Quarry ou Niapiskau permet d’observer concrètement cette histoire. Falaises calcaires, fossiles, monolithes, tourbières, landes, plages et forêt boréale peuvent parfois être découverts au cours d’une seule randonnée. À l’est de l’archipel, le paysage géologique change encore : près d’un millier d’îles, d’îlots et de cayes principalement granitiques composent le secteur oriental du parc.

Anticosti pousse cette expérience encore plus loin. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2023, l’île possède un patrimoine fossilifère d’importance mondiale. Ses roches conservent le témoignage le plus complet et le mieux préservé connu de la première extinction massive de vie animale, survenue il y a environ 447 à 437 millions d’années. On y trouve des traces exceptionnelles de la vie qui occupait alors une ancienne mer tropicale.

À l’ouest, le fjord du Saguenay raconte une histoire complètement différente. Cette vallée résulte d’une ancienne structure géologique ensuite profondément creusée et polie par les glaciers avant d’être envahie par la mer. Ses falaises abruptes et sa profondeur témoignent encore directement de cette histoire glaciaire.

Et partout entre ces grands sites, le voyageur peut observer les traces laissées par les glaciers et l’érosion : roche polie, cannelures, falaises, plages de galets, dunes, caps rocheux et blocs erratiques. À Ragueneau, par exemple, des cannelures visibles dans le roc témoignent encore du déplacement des glaciers sur le territoire.

Ainsi, ce qui paraît d’abord être simplement un beau paysage devient une façon de voyager dans l’histoire de la Terre : du Bouclier canadien aux monolithes de Mingan, du fjord du Saguenay aux fossiles d’Anticosti.

À vivre : marcher parmi les monolithes, chercher les fossiles dans les secteurs où l’observation est permise, découvrir Anticosti, observer les traces glaciaires et parcourir les sentiers qui donnent accès aux falaises, caps et formations rocheuses.

Les activités pour vivre le territoire

Prêt pour le voyage?