Il est possible d'observer les baleines depuis la côte.
Pourquoi y a-t-il autant de baleines sur la Côte-Nord?
Observer les baleines depuis la rive ou en mer
Nul besoin de prendre le large pour vivre un moment marquant. À Tadoussac, aux Bergeronnes et aux Escoumins, des sentiers, des belvédères et des centres d’interprétation permettent de scruter le Saint-Laurent depuis la rive. Plus à l’est, les eaux entourant l’archipel de Mingan accueillent également différentes espèces de baleines, de marsouins et de phoques.
Les excursions guidées en bateau ou en zodiac permettent quant à elles d’explorer leur habitat en compagnie de capitaines et de naturalistes expérimentés. Comme il s’agit d’animaux sauvages, chaque sortie est différente et aucune observation précise ne peut être garantie.
Pourquoi les baleines fréquentent-elles la Côte-Nord?
À la rencontre du fjord du Saguenay et de l’estuaire du Saint-Laurent, les marées, les courants et le relief sous-marin favorisent la remontée d’eaux froides riches en éléments nutritifs. Ces conditions soutiennent la croissance du phytoplancton et concentrent le zooplancton, les poissons et d’autres proies.
Cette abondance de nourriture attire des mammifères marins venus s’alimenter et refaire leurs réserves. Certaines espèces, comme le béluga du Saint-Laurent et le phoque commun, sont résidentes, tandis que plusieurs grands rorquals fréquentent la région au cours de leurs migrations.
Que voit-on réellement pendant une observation?
Les sauts spectaculaires existent, mais ils demeurent rares et imprévisibles. Une observation typique commence souvent par un souffle à l’horizon, suivi d’un dos qui émerge, d’une nageoire dorsale ou, parfois, d’une queue soulevée avant une plongée.
Prenez le temps d’observer les mouvements de l’eau et gardez vos jumelles à portée de main. La patience fait partie de l’expérience : quelques secondes peuvent suffire pour transformer un simple regard vers le large en souvenir marquant.
Le krill et le phytoplancton : au commencement de la vie marine
Invisible ou presque à l’œil nu, le phytoplancton utilise la lumière et les éléments nutritifs présents dans l’eau pour se développer. Il nourrit le zooplancton, dont fait partie le krill, de petits crustacés qui peuvent se regrouper en fortes concentrations.
Le krill et les petits poissons constituent une source de nourriture essentielle pour plusieurs baleines. Même le rorqual bleu, le plus grand animal ayant vécu sur la planète, se nourrit principalement de ces minuscules proies.
Voir sans déranger
Les baleines et les phoques viennent principalement dans ces eaux pour s’alimenter, se reposer ou prendre soin de leurs petits. La proximité d’une embarcation peut les forcer à modifier leur comportement et à dépenser inutilement leur énergie.
Dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, les embarcations doivent conserver une distance minimale de 400 mètres avec les espèces menacées ou en voie de disparition, notamment le béluga et le rorqual bleu, et de 200 mètres avec les autres baleines. À l’extérieur du parc marin, d’autres règles peuvent s’appliquer selon l’espèce et le secteur.
Ces consignes concernent aussi les kayaks, les planches à pagaie et les voiliers. Si un mammifère marin s’approche de lui-même, ne tentez pas de le suivre ou de le toucher : ralentissez, maintenez une trajectoire prévisible et éloignez-vous avec prudence.
Treize espèces dans les eaux du Saint-Laurent
Treize espèces de baleines fréquentent les eaux du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, dont six plus régulièrement. Le petit rorqual, le rorqual commun, le rorqual à bosse, le marsouin commun et le béluga font partie des espèces pouvant être observées. Le rorqual bleu visite également le Saint-Laurent, mais sa présence demeure moins fréquente.
Plus loin dans le golfe, notamment autour de l’archipel de Mingan, les espèces et leur fréquence d’observation peuvent différer selon la saison, les migrations et la disponibilité des proies.
Une observation plus responsable avec l’Alliance Éco-Baleine
L’Alliance Éco-Baleine rassemble des entreprises d’excursions, des gestionnaires du parc marin et des spécialistes des mammifères marins autour d’un objectif commun : améliorer l’expérience d’observation tout en réduisant les impacts sur les baleines et leur habitat.
Ses membres contribuent à l’adoption de pratiques responsables, à la sensibilisation des visiteurs ainsi qu’aux efforts de recherche et de conservation dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.
Le facteur WOW des baleines
Au sujet des baleines
Un engagement des bateliers
L’Alliance Éco-Baleine est une initiative volontaire qui regroupe des entreprises d’excursions aux baleines, le GREMM, la Sépaq et Parcs Canada autour d’un objectif commun : favoriser une observation des baleines responsable dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Depuis 2010, ses membres travaillent à améliorer les pratiques en mer, à limiter les impacts sur les mammifères marins, à sensibiliser les visiteurs et à soutenir la recherche et l’éducation pour protéger ce milieu naturel exceptionnel.
Carte intéractive des baleines
Créé en 2000, ce site sans publicité vulgarise la recherche scientifique sur les baleines du Saint-Laurent et d’ailleurs, partage l’actualité des mammifères marins, propose des outils pour préparer une observation responsable et répond aux questions du public grâce à une équipe de spécialistes, naturalistes et rédacteurs scientifiques. On y trouve aussi des contenus à jour sur les espèces, les comportements, les menaces, la conservation, les techniques de recherche et les observations récentes.
Le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins
Le GREMM — Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins — est un organisme à but non lucratif fondé en 1985 et basé à Tadoussac. Sa mission est de mieux comprendre les baleines du Saint-Laurent pour mieux les protéger, grâce à la recherche scientifique, à l’éducation et à la conservation du milieu marin. Le GREMM mène notamment des projets de suivi à long terme sur les bélugas et les grands rorquals, anime des outils de vulgarisation comme le Centre d’interprétation des mammifères marins, Baleines en direct et Fenêtre sur les bélugas, et coordonne le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins afin d’intervenir auprès des baleines et phoques en difficulté.
Un animal marin en péril ou échoué
Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins — RQUMM
Le GREMM coordonne le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins pour venir en aide aux animaux en difficulté et favoriser l’acquisition de connaissances auprès des animaux morts. Le RQUMM regroupe 14 organisations. 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, ses équipes sont prêtes à intervenir sur le terrain. Composer le : 1 877 722-5346