— Xavier Lacouture, auteur-compositeur-interprète
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VIlles et villages d'Ouest en Est
Découvrez les 9 communautés autochtones de la Côte-Nord
La Côte-Nord compte neuf communautés autochtones, dont huit communautés innues et la communauté naskapie de Kawawachikamach. Essipit, Pessamit, Uashat mak Maliotenam, Ekuanitshit, Nutashkuan, Unamen Shipu, Pakua Shipu, Kawawachikamach, Matimekosh-Lac-John, Présentes du littoral jusqu’aux grands territoires du Nord, elles partagent une culture vivante, des savoirs transmis de génération en génération et un lien profond avec le territoire. Rencontres, artisanat, gastronomie, sites culturels, interprétation et expériences en nature permettent aux visiteurs de mieux découvrir les traditions, l’histoire et les réalités contemporaines des Premières Nations de la Côte-Nord.
Les MRC de la Côte-Nord
MRC La Haute-Côte-Nord
Porte d’entrée occidentale de la Côte-Nord, la MRC de La Haute-Côte-Nord s’étire sur quelque 160 kilomètres entre le majestueux fjord du Saguenay et le secteur de Colombier, dans un décor où le Saint-Laurent, les falaises, les plages, les marais salés et l’immense arrière-pays forestier composent un territoire particulièrement riche.
Ses huit municipalités — Sacré-Cœur, Tadoussac, Les Bergeronnes, Les Escoumins, Longue-Rive, Portneuf-sur-Mer, Forestville et Colombier — auxquelles s’ajoutent la communauté innue d’Essipit et le territoire non organisé de Lac-au-Brochet, possèdent chacune une personnalité bien affirmée. Tadoussac, établi à la rencontre du Saguenay et du Saint-Laurent, constitue l’un des hauts lieux québécois de l’observation des baleines, avec ses croisières, le Centre d’interprétation des mammifères marins, la Pointe-de-l’Islet et son patrimoine lié à l’ancien poste de traite. Sacré-Cœur ouvre la porte du fjord, de la baie Sainte-Marguerite et de la Halte du Béluga, en plus de proposer le kayak, l’équitation et de nombreuses expériences en forêt. Les Bergeronnes se distinguent par Cap-de-Bon-Désir, l’ornithologie, le kayak de mer et les paysages côtiers, tandis qu’Essipit permet d’entrer en contact avec la culture innue et de découvrir le territoire à travers des excursions et des séjours en nature. Les Escoumins sont réputés pour leur milieu marin exceptionnel, leurs sites d’observation et la plongée, alors que Longue-Rive charme avec la rivière Sault-au-Mouton, ses marais salés et ses espaces propices à l’observation des oiseaux. Le spectaculaire banc de sable de Portneuf-sur-Mer, les plages et sentiers de Forestville ainsi que les haltes naturelles, les îlets Jérémie et les pourvoiries de Colombier complètent une destination où les baleines, le plein air, la culture maritime et les grands espaces se côtoient constamment.
MRC de Manicouagan
La MRC de Manicouagan est un vaste territoire de contrastes qui suit le Saint-Laurent sur plus de 140 kilomètres tout en s’enfonçant profondément dans l’arrière-pays jusqu’au réservoir Manicouagan et aux monts Groulx–Uapishka.
Elle réunit les municipalités de Ragueneau, Chute-aux-Outardes, Pointe-aux-Outardes, Pointe-Lebel, Baie-Comeau, Franquelin, Godbout et Baie-Trinité, la communauté innue de Pessamit ainsi que l’immense territoire non organisé de Rivière-aux-Outardes. À l’ouest, Pessamit propose une rencontre avec l’histoire, les traditions et le patrimoine innus, tandis que Ragueneau se fait remarquer par son archipel, ses points d’observation sur le fleuve et ses sentiers sous la canopée. Chute-aux-Outardes conserve les traces de son passé hydroélectrique, puis Pointe-aux-Outardes et Pointe-Lebel forment, avec leurs longues plages et leurs dunes, le cœur de la péninsule Manicouagan, un secteur apprécié pour les sports de vent, l’agrotourisme et le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes, remarquable pour ses écosystèmes, ses oiseaux et ses activités scientifiques. Baie-Comeau agit comme ville-centre et réunit patrimoine industriel, architecture religieuse, quartiers historiques, activités culturelles, gastronomie et aventures entre mer et forêt.
Vers le nord, la route 389 conduit aux centrales Jean-Lesage et Manic-5, au barrage Daniel-Johnson, au réservoir Manicouagan et aux montagnes de la réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka, offrant une véritable expédition au cœur du territoire boréal. En poursuivant vers l’est sur la route 138, Franquelin raconte l’époque des villages forestiers, Godbout associe pêche au saumon, patrimoine autochtone et observation des oiseaux de proie, tandis que Baie-Trinité, le phare de Pointe-des-Monts et le Centre national des naufrages du Québec rappellent toute la puissance et l’histoire maritime du Saint-Laurent.
MRC de Caniapiscau
Deuxième plus grande MRC du Québec avec plus de 80 000 kilomètres carrés, Caniapiscau représente la Côte-Nord nordique dans toute son immensité : un territoire très peu urbanisé composé de taïga, de lacs, de réservoirs et de chaînes de montagnes, où les distances et les saisons donnent une tout autre dimension au voyage. Son nom, d’origine crie, évoque une pointe rocheuse s’avançant dans un lac.
La MRC englobe les villes de Fermont et de Schefferville ainsi que les communautés autochtones de Matimekush–Lac John, appartenant à la nation innue, et de Kawawachikamach, appartenant à la nation naskapie. Accessible depuis Baie-Comeau par la route 389, Fermont est indissociable de son imposant mur-écran, véritable rempart contre les vents nordiques regroupant logements et services; le parcours « Marcher le Mur » permet d’en découvrir l’histoire et les anecdotes. La ville est également associée au complexe minier de Mont-Wright, que l’on peut visiter en saison, au lac Daviault, au mont Daviault, aux monts Severson et au sentier de la Taïga. Plus isolés, Schefferville, Matimekush–Lac John et Kawawachikamach forment un ensemble subarctique profondément marqué par l’histoire minière ainsi que par les cultures innue et naskapie. Les séjours autochtones, notamment dans le secteur de Mushuau-nipi, invitent à découvrir la vie sur le territoire, les traditions, la pêche et les aurores boréales.
Caniapiscau s’adresse donc aux voyageurs en quête de liberté, d’aventure, de randonnée, de chasse, de pêche, de motoneige et de rencontres humaines authentiques, dans un environnement où la nature boréale demeure souveraine.
MRC de Sept-Rivières
Située au cœur de la Côte-Nord, la MRC de Sept-Rivières forme un vaste territoire maritime, forestier et industriel organisé principalement autour des villes de Port-Cartier et de Sept-Îles, auxquelles se rattachent plusieurs secteurs historiques ou villageois comme Pointe-aux-Anglais, Rivière-Pentecôte, Gallix, Clarke City et Moisie.
Les communautés innues de Uashat et de Mani-utenam occupent également une place essentielle dans l’identité culturelle du territoire, tandis que les territoires non organisés de Lac-Walker et de Rivière-Nipissis prolongent la MRC loin dans l’arrière-pays. À Port-Cartier, le visiteur peut découvrir l’histoire du naufrage de 1711 au Musée Louis-Langlois de Pointe-aux-Anglais, parcourir le circuit patrimonial de Shelter Bay, longer les îles et la rivière aux Rochers ou explorer le Parc de la Taïga, où forêt boréale, chute et pêche au saumon se rencontrent.
La réserve faunique de Port-Cartier–Sept-Îles, le lac Walker et ses paysages spectaculaires donnent accès à l’une des portions les plus sauvages de la MRC. Sept-Îles conjugue pour sa part la vitalité d’un important centre urbain et portuaire avec la proximité immédiate de la nature : son archipel permet les croisières, l’observation des oiseaux et des mammifères marins, la randonnée et le camping sur l’île Grande Basque, tandis que le Vieux-Quai, le Musée de la Côte-Nord et les circuits patrimoniaux racontent l’histoire régionale.
À Uashat et Mani-utenam, le Musée Shaputuan, l’Économusée de Maskisin-Atikuss et le Vieux-Poste mettent en valeur l’histoire, l’artisanat et la culture innus. De Gallix à Moisie, plages, rivières à saumon, ski, vélo, surf, kayak et randonnée complètent une destination où l’activité industrielle, les arts, les cultures autochtones et la nature plus grande que nature forment un ensemble étonnamment harmonieux.
MRC de la Minganie
La MRC de Minganie s’étend sur environ 300 kilomètres de littoral, là où la forêt boréale rencontre le golfe du Saint-Laurent dans une succession d’îles, de monolithes, de grandes rivières, de plages, de falaises et de villages tournés vers la mer.
Elle comprend les municipalités de Rivière-au-Tonnerre, Rivière-Saint-Jean, Longue-Pointe-de-Mingan, Havre-Saint-Pierre, Baie-Johan-Beetz, Aguanish, Natashquan et L’Île-d’Anticosti, ainsi que les communautés innues d’Ekuanitshit et de Nutashkuan; les secteurs de Sheldrake, Magpie et Pointe-Parent enrichissent également cette mosaïque territoriale. À Rivière-au-Tonnerre et Sheldrake, les chutes, la chute Manitou et l’église de bois témoignent d’un patrimoine intimement lié aux rivières et à la forêt. Rivière-Saint-Jean et Magpie ouvrent sur des paysages puissants, des belvédères, des rivières recherchées pour le saumon et les eaux vives. Longue-Pointe-de-Mingan et Havre-Saint-Pierre constituent les principales portes d’accès à la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan, célèbre pour ses monolithes sculptés par l’érosion, ses macareux, ses phares et ses expériences insulaires. Ekuanitshit permet de découvrir la culture innue à la Maison de la culture innue, tandis que Havre-Saint-Pierre ajoute à son caractère maritime une vie culturelle active, des produits locaux et la visite de la centrale de la Romaine-1.
Plus à l’est, Baie-Johan-Beetz se distingue par son petit patrimoine bâti et ses paysages entre plaine et mer; Aguanish par son canyon du « Trait de scie », la pêche au saumon et les produits fumés; Natashquan et Pointe-Parent par leurs plages, leurs célèbres Galets et l’univers de Gilles Vigneault; et Nutashkuan par la présence vivante de la culture innue. Enfin, l’île d’Anticosti, dont le village principal est Port-Menier, constitue un monde à part : reconnue par l’UNESCO, elle rassemble fossiles, rivières cristallines, chutes, canyons, cerfs, pêche, histoire insulaire et grands espaces protégés au sein du parc national d’Anticosti.
MRC du Golfe-du-Saint-Laurent
Communément appelée la Basse-Côte-Nord, la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent s’étend sur environ 375 kilomètres entre Kegaska et Blanc-Sablon, à travers un littoral profondément découpé par les baies, les anses, les îles et les grandes rivières. Elle comprend cinq municipalités : Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent, qui regroupe Kegaska, La Romaine, Chevery, Harrington Harbour et Tête-à-la-Baleine; Gros-Mécatina, formée principalement de Mutton Bay et de La Tabatière; Saint-Augustin; Bonne-Espérance, qui rassemble Vieux-Fort, Rivière-Saint-Paul et Middle Bay; et Blanc-Sablon, composée de Brador, Lourdes-de-Blanc-Sablon et Blanc-Sablon. Le territoire comprend aussi le secteur non organisé de Petit-Mécatina ainsi que les communautés innues d’Unamen Shipu et de Pakua Shipu.
L’absence d’une route continue entre Kegaska et Vieux-Fort façonne profondément le voyage : plusieurs villages sont principalement accessibles par le navire ravitailleur du Relais Nordik, par avion ou, en hiver, par la Route blanche, tandis que l’extrémité orientale est reliée au Labrador et au traversier de Terre-Neuve. Cette réalité contribue au caractère unique de communautés anglophones, francophones et innues dont la vie demeure étroitement liée à la pêche, à la mer et aux ressources du territoire. Kegaska offre le sentier du Brion; La Romaine associe histoire locale, pêche au saumon et expériences culturelles innues; Chevery propose plages et sentiers; Harrington Harbour séduit par son décor insulaire; et Tête-à-la-Baleine raconte la vie des îles à travers la Maison Jos-Hébert et l’île Providence. Plus à l’est, le Musée Whiteley de Rivière-Saint-Paul évoque l’histoire des pêcheurs de morue, alors que Vieux-Fort, Blanc-Sablon et leurs environs offrent de vastes réseaux de randonnée, des belvédères côtiers et des panoramas donnant déjà l’impression d’atteindre le Labrador. Cette MRC est moins une simple destination qu’une véritable expédition humaine et maritime au-delà du bout de la route.