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Le blogue de Tourisme Côte-Nord | 138 bonnes raisons de venir sur la Côte-Nord – 4 de 4 – Rivière-au-Tonnerre à Kegaska
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138 bonnes raisons de venir sur la Côte-Nord – 4 de 4 – Rivière-au-Tonnerre à Kegaska

Après avoir découvert des dizaines d’attraits sur la route 138 entre Franquelin et Sept-Îles la semaine dernière; voici le dernier article de notre série sur les découvertes à faire le long de la route des baleines. Plus on s’aventure à l’Est de la Côte-Nord, plus on s’émerveille devant ces paysages que peu de gens ont eu la chance de voir. Eh oui, la région est encore toute jeune au niveau touristique et les amateurs de roadtrip ne seront pas déçus! De Rivière-au-Tonnerre à Kegaska, en passant par Havre-St-Pierre, parcourons les 296 km qui mènent jusqu’au bout du chemin.

 

Rivière-au-Tonnerre

Bienvenue en Minganie! En roulant environ 85 km vers l’est à partir de Sept-Îles, on se retrouve au village-relais de Rivière-au-Tonnerre (fusionné avec Sheldrake). Mais environs 35km avant d’arriver, un arrêt s’impose pour contempler la chute Manitou. Haute de 35 mètres, elle se situe au bout d’un sentier accessible par le stationnement du bureau d’accueil touristique de la Minganie. On peut y louer un audioguide routier qui nous accompagnera jusqu’à Natashquan en nous suggérant des haltes et anecdotes racontées par les gens du pays.

Rivière-au-Tonnerre, qu’on appelait autrefois Thunder River à cause des grondements de sa rivière, est considéré comme un des plus beaux villages de la Côte-Nord. C’est le lieu de ressourcement et de détente parfait pour décrocher. Un trottoir de bois traverse le milieu du village et on nous invite à observer les mammifères marins à partir de la berge. On ne manque pas de visiter sa célèbre église de bois. Son décor, tout en clarté rappelle le ciel et la mer et sa voûte, haute de 8 mètres, est décorée de motifs taillés au canif par les bénévoles qui l’ont construite au début du XXe siècle. Avant de partir, on s’arrête à la Maison de la Chicoutai pour déguster et découvrir ce petit fruit nordique méconnu qu’on fera découvrir à nos amis au retour de notre voyage sur la Côte-Nord.

À faire à Rivière-au-Tonnerre

        1. Contempler la Chute Manitou et le bureau d’accueil touristique
        2. Découvrir et rapporter les produits de la Maison de la chicoutai
        3. Visiter la magnifique église de Rivière-au-Tonnerre

 

 

Rivière-Saint-Jean

Environs 25km plus loin, se trouve la rivière Saint-Jean, navigable sur une cinquantaine de kilomètres et qui faisait autrefois lieu de frontière entre le Québec et le Labrador. Elle est également réputée pour ses fosses à saumon…sortons nos cannes à pêche! Le village du même nom compte un peu plus de 200 âmes et de là on peut se rendre sur l’île d’Anticosti et les îles Mingan avec Croisières Minganie… l’observation des baleines et bien entendue au menu. Quand on reste sur la terre ferme, le  banc de sable qui  s’avance dans le golf,  permet d’observer de nombreuses espèces d’oiseaux, faisons plaisir à l’ornithologue amateur qui sommeille en nous! Dans le secteur de Magpie, qui fût autrefois le plus important port de pêche à la morue, un belvédère permet également d’observer les mammifères marins en gardant les deux pieds au sec.

À faire à Rivière-St-Jean

      1. Partir en croisière pour observer macareux moines et oiseaux marins, baleines, marsouins, dauphins et phoques avec Croisières Minganie

 

 

Longue-Pointe-de-Mingan et Mingan

À un peu plus de 10 minutes de Rivière-Saint-Jean, c’est au tour de Longue-Pointe-de-Mingan de nous accueillir avec ses paysages saisissants. Fondé en 1849 par des pêcheurs gaspésiens, le village nous convie à la fête lors du Festival des Paspayas (nom donné à leurs ancêtres) qui se déroule en juillet. En bateau, on se rend sur la fameuse Îles-aux-Perroquets qui doit son nom aux nombreux macareux qui ont élu domicile sur cette minuscule île de 300m de large. On n’y retrouve aucun arbre, mais un phare mythique ou on peut même passer la nuit et vivre l’expérience totale en se mettant dans la peau d’un gardien de phare.

On fait ensuite un arrêt au Centre d’interprétation de la station de recherche des îles Mingan où les biologistes nous exposent les secrets découverts lors des 40 dernières années de recherches scientifiques sur les baleines de la région. Sculptures grandeur nature, murales et salle acoustique nous immergent dans l’univers de ces géants des mers.

À la Maison de la culture innue, la sympathique communauté autochtone qui vit aux abords de la rivière Mingan (qui fait d’ailleurs le bonheur des baigneurs) nous fait entrer dans son monde de traditions. Artisans, chasseurs et pêcheurs y parlent encore leur langue maternelle et vivent au rythme de la Terre mère qui les entoure.

À faire à Longue-Pointe-de-Mingan

      1. Découvrir la boutique Famille Loiselle
      2. Visiter le Centre d’interprétation de la station de recherche des Îles de Mingan – MICS
      3. Visiter l’île au Perroquet et les îles Mingan avec Excursion Famille Loiselle
      4. Visiter l’archipel et faire de la pêche éducative à l’oursin avec Excursions du Phare
      5. Faire une excursion en kayak de mer avec Noryak Aventures
      6. Explorer la Réserve du parc national de l’Archipel-de-Migan
      7. Visiter la Maison de la Culture innue

 

 

Havre-Saint-Pierre

Encore 30 minutes de route et nous voilà au Havre-Saint-Pierre, situé le long d’une pointe de sable et offrant une vue imprenable sur le golfe du Saint-Laurent. Village bien connu pour son offre touristique grâce à la Réserve du parc national de l’archipel des îles Mingan, elle-même célèbre pour la plus grande concentration de monolithes d’érosion au Canada, ses îles calcaires et ilots granitiques. Certaines îles sont aménagées avec des belvédères et sentiers pour le plus grand plaisir des amateurs d’aventures et de plein air. On y fait même du camping. Avouons que dormir sur une île déserte et contempler les étoiles donne un cachet inimitable à cette excursion.  Malgré tout cela, on sent qu’il y a encore plus à découvrir et il n’y a rien comme la plongée sous-marine avec Services Martitimes Boréale pour voir ce que le golfe cache sous ses vagues hypnotiques.

La Maison de la culture Roland-Jomphe, située dans l’ancien magasin général,  nous raconte l’histoire de Havre-Saint-Pierre de 1857 à aujourd’hui. Des soirées à saveur locale y ont également lieu durant l’été. On fait ensuite un saut à la Place des artisans et on repart avec un souvenir de notre périple sur la route des baleines.

On se rend visiter la centrale Romaine-1, nouvellement accessible aux visiteurs. On circule sur son barrage pour contempler le réservoir et une vue imprenable sur la vallée.

À faire à Havre-St-Pierre

      1. Visiter la Réserve de parc national de l’Archipel-de-Migan
      2. Visiter la Centrale Romaine-1
      3. Faire du Stand Up Paddle ou du Sup avec Les vagues – Loisirs marins
      4. Visiter exposition permanente « L’Autre Roman » relate l’histoire de Havre-Saint-Pierre à la Maison de la culture Roland-Jomphe
      5. Découvrir la Place des artisans et profiter d’un spectacle à la Salle de diffusion la Shed-à-morue
      6. Faire la plongée sous-marine avec Services Maritimes Boréale

 

Baie-Johan-Beetz

75km à l’est de Havre-Saint-Pierre, on roule vers Baie-Johan-Beetz, village de moins de 100 habitants et porte d’entrée du secteur de Natashquan. Il est reconnu pour la pêche aux salmonidés et son emblématique maison au toit rouge, celle de l’homme dont le village porte le nom. Johan Beetz était un naturaliste et aristocrate belge qui y vécut et qui devait être réellement impressionné par la beauté de ses paysages set son territoire maritime exceptionnel pour s’y installer.

On y trouve d’ailleurs des sentiers pédestres en plein cœur de la taïga, dont celui de la chute Quetachou, où les traces de l’incendie de forêt qui a menacé le village en 2013 sont encore perceptibles et qui se termine, vous l’aurez deviné, par la vue d’une magnifique chute!

À faire à Baie-Johan-Beetz

      1. Marcher dans les sentiers de la chute Quetachou et de la mine cap Feldspath

 

 

 

Aguanish

Toujours plus à l’est (50 km plus précisément), on débouche sur le village d’Aguanish où la population chaleureuse nous accueille pour un séjour inoubliable. Des kilomètres de plage et la rivière Aguanish constituent le décor de ce sympathique village. Avec l’Association de chasse et pêche d’Aguanish, on part pour l’aventure jusqu’au Canyon «Trait de Scie » où des sentiers de bois contournent les chutes et on ne  manque pas de déguster quelques petits fruits nordiques au passage dans les sentiers… mais les petits fruits ça ne nous soutiendra pas après une autre journée à profiter du plein air. Pourquoi ne pas pêcher soi-même notre souper? Saumon ou mollusque, et pourquoi pas les deux? Si on préfère se laisser servir, on se dirige au Restaurant du Fumoir le Goynish où des petits plats réconfortant à saveur régionale et de saumon fumé nous feront rêver de revenir en Moyenne-Côte-Nord.

À faire à Aguanish

      1. Faire une excursion avec le Canyon Trait de scie
      2. Visiter le Fumoir le Goynish pour y acheter du saumon fumé
      3. Marcher dans le Sentier d’Aguanish

 

 

Natashquan et Pointe-Parent

Moins de 20 minutes de route plus tard, nous voici à Natashquan, relié à la route depuis 1996. Célèbre pour ses galets (le village dans le village), ces petits bâtiments aux toits rouges qu’on voit s’étendre devant l’immensité valent un arrêt photo, tout comme la plage et les sentiers pédestres des alentours.  Mais Natashquan est encore plus connu comme le village de naissance du célèbre Gilles Vigneault, poète, conteur, compositeur et interprète qui a laissé sa marque dans l’univers culturel québécois. Pour en apprendre davantage, la visite de sa maison et de la Vieille école sont consacrées à son lègue et le centre d’interprétation Le Bord du Cap qui nous immerge dans l’histoire du village.

La culture est omniprésente dans la région, et les autochtones ont tout autant à nous raconter.  La communauté innue de Pointe-Parent nous accueille pour le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie.

À faire à Natashquan

      1. Visiter la Maison natale de Gilles Vigneault
      2. Visiter le Centre d’interprétation le Bord du Cap
      3. Visiter la boutique de Baies et de sève spécialisée dans les produits faits de plantes, d’algues et de fruits cueillis dans la région de la Minganie
      4. Visiter la vieille école, bâtiment qui rend hommage au poète Gilles Vigneault
      5. Visiter les Galets de Natashquan
      6. Marcher sur la plage de Natashquan
      7. Marcher dans le Sentier pédestre le Pas du portageur

 

 

Kegaska… le bout de la route

40 km à l’est de Natashquan, se trouve notre dernier arrêt :  Kegaska. 845 km après notre départ de Tadoussac l’article), on y est!…  Au bout du monde? Pas tout à fait, mais c’est la fin de la route 138 qui relie la Côte-Nord au reste du Québec et aussi le début de la Basse-Côte-Nord.

Le village centré sur la pêche commerciale du homard, du crabe et du pétoncle n’est relié à la route que depuis 2013. On serait fou d’avoir parcouru tout ce chemin sans prendre en photo le panneau qui indique la fin de la route 138. On peut également y parcourir des sentiers pédestres recouverts de coquillages réduits en poussière et de sable blanc. Encore une belle découverte!

En bonus, la route 138 de Vieux-Fort à Blanc-Sablon 

Il y bien une portion de la route 138 d’une distance de 82km (route de la Chicoutai) qui relie l’extrémité est de la Basse-Côte-Nord, de Vieux-Fort à Blanc-Sablon. On s’embarque sur le traversier Bella-Desgagnés et on longe la côte et les petits villages isolés.  À partir de Kegaska, on peut également emprunter la route blanche, accessible seulement en motoneige une fois l’hiver bien installé. Une aventure tout aussi mémorable! Sinon on peut également se rendre en Basse-Côte-Nord en voiture en faisant la grande boucle via Expédition 51 en partance de Baie-Comeau. Un autre roadtrip de 1700 km dans l’arrière-pays et dans un décor complètement différent, mais tout aussi époustouflant …on y va?

Oui, il y a bien autre autre tronçon de la route 138 qui relie Vieux-Fort à Lourdes-de-Blanc-Sablon sur 82km…complètement à l’autre extrémité de la Côte-Nord, jusqu’aux limites du Labrador. Pour y accéder, on s’embarque sur le traversier Bella-Desgagné ou on fait le grand tour par Expédition 51 et la route 389 en partant de Baie-Comeau. Un autre roadtrip de 1700 km sur la Côte-Nord et des paysages complètement différents, ça vous dit? Sinon on  la neige en hiver et on s’y rend par la route blanche (lien vers l’article motoneige) pour un voyage unique.

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