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Le blogue de Tourisme Côte-Nord | Mieux connaître les Innus
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Mieux connaître les Innus

La nation innue est la deuxième nation autochtone la plus populeuse au Québec avec plus de 16 000 membres. Sept des neuf villages se trouvent sur la Côte-Nord. Ils sont tous très différents les unes des autres par leur taille, leur développement socioéconomique et leur situation géographique. Vous y trouverez des commerces, des entreprises, des pourvoiries et des activités liées à la chasse traditionnelle et la pêche.

 

L’innu-aitun – la culture innue
Les Innus sont des artistes dans l’âme, mettant en valeur les ressources naturelles, les savoirs ancestraux et traditionnels, le tout se traduisant dans d’innombrables disciplines. On reconnaît leurs couleurs, les textures, le perlage, le vêtement, les mélodies, le son du teueikan, les contes et légendes, les histoires orales et la poésie. Plusieurs artistes sont accessibles sur YouTube … à retenir, la fierté de s’exprimer dans leur langue maternelle, de la partager, la faire connaître et surtout de la garder vivante!Carte des nations du Gouvernement du Canada

 

Un peu d’histoire

Les premiers missionnaires français ont donné aux Innus le nom de Montagnais (habitants de la montagne). Dans les régions de toundra (nord du Labrador et du Québec), on les appelait Naskapis, ce qui signifiait païens. Il faudra attendre le XXe siècle pour que des anthropologues reconnaissent que ces deux groupes partageaient une même culture. Dans les années 1980, ce sont les Innus eux-mêmes qui ont exprimé leur préférence pour le terme innu, qui signifie une personne dans leur langue.

 

Les légendes

Dans la culture innue, beaucoup de légendes ont traversé les époques et restent encore aujourd’hui très présentes. Elles donnent toujours des conseils importants pour bien vivre, comme la légende des Oiseaux de l’été qui explique comment doivent vivre les humains. L’histoire de Tshakapesh (nom de l’institut de Sept-Îles) a elle aussi pour but l’éducation. Il s’agit de poésie orale axée sur la spiritualité. L’histoire nous présente une époque où humains et animaux partageaient tout. Tshakapesh est le personnage à l’origine de la création du monde qui nous enseigne qu’à force de travail, de courage et de persévérance, on peut surmonter tous les aléas de la vie. Vous pouvez la lire en totalité sur le site Nametau Innu.

L’Institut Tshakapesh porte le nom du héros de légende du même nom. (Francis Ishpatao pose devant les rayons de la bibliothèque de l’Institut Tshakapesh, à Uashat.)

 

La musique

Pour découvrir la musique traditionnelle innue, le festival Innu Nikamu (l’Indien chante ou chant en indien) se tient tous les ans à Maliotenam (Sept-Îles) ou Mani-Utenam (village de Marie) sur quatre jours. Il a fait ses débuts en 1984 et attire 6000 participants appartenant à onze différentes Premières Nations du Québec ainsi que d’autres communautés du Canada. Chants de chasse traditionnels, chants traditionnels du répertoire pow-wow intertribaux, théâtre, danses, jeux vocaux… tout un programme qui vous fait découvrir la culture des Premières Nations. Un film documentaire intitulé Innu Nikamu : Chanter la résistance, a été réalisé par Kevin Bacon-Hervieux, originaire de Mani-Utenam. 

La musique innue est bien présente au Québec. On peut citer par exemple Florent Vollant ou encore Scott Pien-Picard qui a remporté récemment la finale des Talents bleus.

Souper communautaire

 

La chasse traditionnelle

La chasse traditionnelle est encore bien présente. Chaque année, sur la Basse-Côte-Nord, des hydravions amènent des familles sur leur territoire de chasse afin de perpétuer la tradition. Les aînés enseignent ainsi aux plus jeunes comment monter une tente, comment dépecer les animaux à fourrure, comment les nettoyer et les arranger. Pendant ces quelques semaines, les familles vivent essentiellement des produits de leurs chasses, n’ayant emporté avec eux que quelques produits de base comme du thé ou de la farine.

La chasse aux petits animaux est souvent réservée aux femmes avec des poses de pièges et de collets. Les hommes quant à eux partent chasser le caribou pendant que femmes et enfants restent au campement.

 

L’artisanat traditionnel

L’artisanat innu est très riche et utilise de nombreux produits issus de la nature, notamment de la chasse. Vous trouverez ainsi des capteurs de rêves, des mocassins, des peintures et lithographies, des sculptures, des bijoux, des tissages et vêtements, mais aussi des articles fabriqués à partir de panaches d’orignal, de dents d’ours, d’aiguilles de porc-épic. La boutique Atikuss située au cœur de la communauté de Uashat Mak Mani-utenam est un fier représentant de cet artisanat.

Mocassins (Site Internet Atikuss)

 

La médecine traditionnelle

On l’aura compris, la culture innue est particulièrement reliée à la nature. Il en va de même pour la médecine traditionnelle. À Ekuanitshit, en Minganie, des femmes de la communauté innue ont décidé de relancer la médecine traditionnelle depuis le début des années 2000. Des plantes sont ainsi cultivées et récoltées avant d’être transformées en remèdes ancestraux. Vous pourrez découvrir ce projet intitulé Innu-Natukuna à la maison de la culture innue.

Maison de la culture innue (page Facebook de la maison)

 

Le teueikan

Le teueikan est un outil avec lequel il est possible de communiquer avec les esprits et est en lien avec le monde des rêves. Ce tambour est également utilisé lors des cérémonies et des rassemblements, soit au moyen de la danse (makusham) ou du chant. C’est aussi une façon de remercier l’animal qui s’est offert lors de la chasse. Plusieurs aînés innus de la région maîtrisent et partagent cet art particulièrement dans les événements populaires et protocolaires, les rassemblements, de même que les activités de partage des savoirs traditionnels.

Par Laurence Dupin pour le magazine touristique de la Côte-Nord, Entre Nature et Démesure

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