La route 138, l’une des plus anciennes routes du Canada, vous mène à ce décor maritime riche en histoire : le Phare de Pointe-des-Monts.

Aujourd’hui véritable musée patrimonial, le phare de Pointe-des-Monts comporte sept étages qui illustrent différentes thématiques, dont la vie des huit gardiens qui y ont travaillé, la navigation et les nombreux naufrages sur le St-Laurent au large. L’exposition et l’interprétation récemment renouvelées offrent maintenant aux visiteurs une expérience multi-sensorielle à chaque niveau, avec la technologie multimédia et un audioguide. En complément d’information, un court métrage sur la vie des gardiens et de leurs familles. Le balcon de veille, point culminant de ce joyaux de 30 mètres, vous offre une vue saisissante sur 360 degrés, sur le fleuve et ses environs, et permet l’observation des baleines qui viennent se nourrir à proximité de la rive. Cette microrégion est un lieu de ressourcement naturel. L’antique maison du gardien du phare, avec auberge et restaurant, permet d’en profiter pleinement.

Désireux  de profiter de ce somptueux lieu plus longtemps? Vous séjournerez à l’Auberge la Maison du gardien dont le 100ième anniversaire est célébré cette année. L’une des quatre chambres, portant les noms des quatre derniers gardiens, vous accueillera dans l’atmosphère d’époque avec son mobilier antique. L’établissement offre l’une des meilleures tables en produits de la mer dans la région. Que ce soit du crabe, des crevettes ou encore les délicieux homards frais, votre palais voyagera à travers ce plaisir gastronomique enchanteur.

Érigé 21 ans après la construction du phare de l’île Verte, soit en 1830, ce phare est désigné monument historique en 1964 par le gouvernement du Québec.

Toutefois, l’emplacement actuel du phare n’est pas le lieu choisi à l’origine. John Lambly, mandaté par la Maison de la Trinité en vue du choix du site, se trompa en situant la Pointe-des-Monts à deux kilomètres à l’est de la vraie Pointe-des-Monts. La raison mise en avant pour expliquer cette erreur ou ce choix délibéré est qu’un commerçant de fourrures, M. William Lampson, protesta contre la construction du phare car il avait des droits de chasse sur ce territoire; forçant ainsi M. Lambly à le construire sur un îlot.

L’édification du phare fût compromise une fois de plus lorsque M. Bayfield, un cartographe, déposa une plainte contestant le choix du site, car l’îlot est trop à l’est de la vraie Pointe-des-Monts. John Lambly reconnu le bien-fondé de cette plainte et décida d’abattre les arbres de la vraie Pointe-des-Monts afin d’améliorer la visibilité de cet endroit.

Replongez dans le glorieux passé du phare de Pointe-des-Monts!